"Malheureusement, ce que dit la Cour des comptes est vrai… ". Dans son rapport annuel sur les perspectives des finances publiques jeudi dernier, la Cour des comptes fait état de sa crainte d’un dérapage du déficit public en 2013 au-delà des 3,7% auxquels notre pays s’est engagé. Insuffisance de recettes car insuffisance de croissance, plaide le gouvernement. Insuffisance de croissance car ponction fiscale record, aurait-on envie de lui répondre. Tout cela était prévisible : l’essentiel de l’ajustement budgétaire programmé par le gouvernement a porté sur l’augmentation des impôts en 2012 et en 2013. Deux années perdues…

Désormais nous sommes sous la double menace – bien réelle - d’une remontée des taux d’intérêt et d’une stagnation des recettes fiscales. Les seules mesures de freinage de la dépense ne suffiront plus. La Cour des comptes le montre très bien. Les efforts devront porter sur plusieurs fronts : diminution des effectifs de la fonction publique, augmentation de la durée du travail des fonctionnaires, meilleur ciblage des dépenses d’intervention, révision pure et simple de nombreux dispositifs, efforts demandés aux collectivités locales…

Dès décembre dernier, l’Institut Montaigne a publié un rapport qui allait exactement dans le même sens, intitulé ''Redonner sens et efficacité à la dépense publique. 15 propositions pour 60 milliards d’économies''. Redécouvrez le ici.

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